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72 % des Romand·es ne se sentent pas écouté·es par leur commune : ce que ça change pour vos décisions

72 % des Romand·es ne se sentent pas écouté·es par leur commune : ce que ça change pour vos décisions

 

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82 % des Romand·es sont satisfait·es de leur qualité de vie. 65 % aimeraient donner leur avis plus souvent sur les projets de leur commune. Mais seulement 27,7 % ont le sentiment que leur commune en tient compte.Notre Baromètre romand des communes 2026, mené auprès de 1’291 habitant·es de toute la Suisse romande, montre que cet écart pèse directement sur la confiance. Et il donne aux autorités communales des repères concrets pour arbitrer leurs priorités, au moment où les budgets 2027 se construisent.

L’essentiel en 5 chiffres :

  • 65 % des habitant·es veulent donner leur avis plus souvent, seuls 5 % ne le souhaitent sous aucune forme
  • 27,7 % seulement se sentent écouté·es par leur commune, qui reste pourtant l’acteur le plus crédité d’écouter
  • +41,5 points de confiance envers les autorités chez les personnes qui se sentent écoutées (73,7 % contre 32,2 %)
  • 4 priorités à égalité : sécurité, chaleur et espaces verts, mobilité, logement abordable
  • 49,3 % forment une « majorité disponible » : ils veulent participer, mais ne se sentent pas écoutés

1. Pourquoi ce baromètre, pourquoi maintenant

Dans de nombreuses communes romandes, une nouvelle législature a démarré cette année. De nouvelles équipes s’installent, des programmes se construisent et les budgets 2027 sont en cours d’arbitrage. C’est le moment où les choix se posent, et où ils peuvent encore évoluer.

Nous travaillons depuis plusieurs années avec des communes et des cantons romands. Nous avons voulu leur donner une photographie claire de ce qu’attend la population, à l’échelle de toute la Suisse romande. Ce baromètre a été mené sur nos fonds propres, et ses résultats sont mis gratuitement à disposition des communes.

En fin de questionnaire, une question libre et facultative invitait chacun·e à adresser un message à ses autorités. 57 % ont pris le temps d’écrire (734 personnes sur 1’291). Et plus d’un message sur dix demande explicitement à être écouté, consulté ou pris en compte.

 

« On a voté pour vous. Écoutez-nous. » 

Habitant·e du canton de Vaud, 35-44 ans, campagne

 

2. Le constat : ils vont bien, ils veulent parler, peu se sentent entendus

La bonne nouvelle d’abord : les Romand·es sont globalement bien dans leur commune. 82 % sont satisfait·es de leur qualité de vie. Le défi n’est donc pas le cadre de vie en soi. C’est le lien entre la commune et ses habitant·es.

La commune, l’acteur le mieux placé pour écouter

À la question « Parmi ces acteurs, lesquels vous donnent le sentiment de tenir compte de l’avis des habitants ? », la commune arrive en tête avec 27,7 %, devant les offres de loisirs et de culture (24,3 %), les commerces de la région (20,3 %), les transports publics (14,9 %) et les services de santé (11,9 %).

Mais le revers est net : 39,7 % ne citent aucun acteur. Pour quatre personnes sur dix, personne dans leur environnement quotidien ne tient compte de leur avis. La commune a donc une longueur d’avance… sur un terrain encore largement inoccupé.

 

L’envie de participer est là. Ce qui manque, c’est l’occasion.

65 % aimeraient donner leur avis plus souvent sur les projets de leur commune (23,7 % « certainement », 41,3 % « probablement »). 6 % le font déjà régulièrement. Seules 5 % des personnes ne souhaitent le donner sous aucune forme. L’écart vient d’un manque d’occasion, pas de motivation.

Et la manière de le demander compte. Le court sondage en ligne arrive en tête à tous les âges (66,8 % au global), y compris chez les 65-84 ans (57,9 %). À l’inverse, l’assemblée ou le débat public attire 22,5 % des 65-84 ans, mais seulement 7,2 % des 17-34 ans. Les séances publiques ne sont pas désertées : elles sont fréquentées par une seule génération.

Les messages laissés par les répondant·es dessinent trois attentes très concrètes :

  • Écoutez-nous : « Merci de tenir davantage compte de l’avis de la population, même s’il ne va pas dans votre sens. » (Vaud, 55-64 ans, ville)
  • Demandez-nous avant de décider : « Sortir des bureaux avant de prendre des décisions. La réalité se trouve dehors. » (Genève, 55-64 ans, ville)
  • Venez vers nous : « Sondage participatif par quartier pour connaître les besoins spécifiques des habitants. » (Vaud, 35-44 ans, ville)

 

3. Le fil rouge : écouter vos habitant·es, c’est gagner leur confiance

C’est le résultat central de ce baromètre. 73,7 % des personnes qui se sentent écoutées par leur commune font confiance à leurs autorités. Chez celles qui ne se sentent pas écoutées, elles ne sont que 32,2 %. Un écart de 41,5 points.

Et ce n’est pas le seul indicateur qui bouge. Entre les personnes qui se sentent écoutées et les autres :

  • Confiance envers les autorités communales : 73,7 % contre 32,2 % (+41,5 points)
  • Sentiment d’être bien informé·e : 86,0 % contre 61,4 % (+24,6 points)
  • Satisfaction de la qualité de vie : 90,5 % contre 79,1 % (+11,4 points)
  • Envie de quitter sa commune : 18,4 % contre 28,5 % (−10,1 points)

Ces écarts sont des corrélations, pas des relations de cause à effet. Mais quatre indicateurs mesurés séparément vont tous dans le même sens. Se sentir écouté·e n’est donc pas un sujet de communication : c’est ce qui fait tenir la relation entre une commune et ses habitant·es.

Aujourd’hui, 72,3 % des habitant·es ne se sentent pas écouté·es. C’est la marge de progression des communes romandes.




4. Si vous leur posiez la question, que vous diraient-ils ?

Quatre sujets reviennent, quasiment à égalité. Chacun est cité par environ quatre personnes sur dix parmi les trois priorités de leur commune pour les prochaines années :

 

Mais ce classement romand cache de fortes différences selon le territoire. En ville, le logement abordable arrive en premier (49,4 %), loin devant la campagne (28,2 %). À la campagne, les commerces, soins et services de proximité ressortent nettement (36,1 %), contre 22,9 % en ville. Autrement dit : une moyenne romande ne dit pas ce que pensent les habitant·es de votre commune.




🌙 Priorité 1.  La sécurité se joue dans la rue et le soir

Le chiffre clé : 31,7 % des Romand·es estiment que leur qualité de vie s’est détériorée en trois ans. En ville, ils sont 41,7 %, deux fois plus qu’à la campagne (21,4 %).

Cette dégradation perçue se concentre sur l’espace public. Parmi les personnes qui se déplacent seules le soir, 30,3 % des femmes ne se sentent que parfois, rarement ou jamais en sécurité, contre 18,2 % des hommes. En ville, c’est 36,0 %. Et l’enjeu dépasse le ressenti : 51,1 % des personnes qui perçoivent une forte dégradation envisagent de quitter leur commune.

Ce qui fonctionne :

  • Localiser précisément le problème : quelle rue, quel horaire, quel public
  • Agir sur l’aménagement : éclairage, cheminements piétons, visibilité des arrêts de bus
  • Mesurer séparément le ressenti des femmes, nettement plus exposé

Ce qui ne fonctionne pas :

  • Répartir un budget d’éclairage uniformément sur tout le territoire
  • Lire le mécontentement comme un rejet de vos projets, alors qu’il porte souvent sur une rue précise

💡 Cas terrain — Corsier (GE)
La commune souhaitait répondre au besoin de sécurité exprimé par ses habitant·es. L’enquête a révélé que 42 % des zones sombres citées se trouvaient sur un seul axe. Résultat : un budget d’éclairage dirigé là où il change vraiment quelque chose, plutôt qu’étalé sur tout le village.

Message clé : « Le sentiment d’insécurité a une adresse. Le trouver, c’est dépenser juste. »



☀️ Priorité 2. La chaleur touche d’abord les locataires

Le chiffre clé : 66,1 % des Romand·es ont rencontré des difficultés lors des fortes chaleurs, dans leur logement ou leur quartier. Chez les locataires, c’est 77,8 %.

Ce n’est plus une projection climatique, c’est un sujet vécu. Et il est très inégal : 37,0 % des locataires déclarent beaucoup de difficultés, contre 8,8 % des propriétaires. Quatre fois plus. Or les locataires, qui représentent plus de la moitié des habitant·es, n’ont souvent aucun levier pour agir sur leur propre logement.

Ce qui fonctionne : combiner trois leviers, qui ont chacun un effet différent

  • Un plan d’arborisation, pour l’espace public
  • Un plan canicule, pour l’urgence
  • Une incitation à la rénovation auprès des propriétaires bailleurs, pour traiter la cause

Ce qui ne fonctionne pas :

  • Traiter la chaleur comme un sujet environnemental abstrait, sans lien avec le quotidien
  • Viser uniquement les propriétaires, qui sont les moins touchés

Message clé : « La chaleur est d’abord une question de logement. Commencez par vos quartiers locatifs. »



🚌 Priorité 3.  Se déplacer : la première chose que les habitant·es demandent

Le chiffre clé : quand les habitant·es peuvent demander une seule amélioration à leur commune, sans liste proposée, 23,2 % citent la mobilité, avant tout autre thème.

Et parmi les solutions proposées, une se détache nettement : des transports publics plus fréquents ou moins chers (42,6 %), un peu plus encore à la campagne (44,9 %). Viennent ensuite une circulation et un stationnement mieux organisés (21,8 %, et 24,8 % en ville), des pistes cyclables mieux protégées (15,3 %) et des trottoirs plus sûrs (14,7 %).

Ce qui fonctionne :

  • Documenter précisément où et quand les déplacements posent problème
  • Utiliser ces données comme argument face au canton ou à l’entreprise de transport

Ce qui ne fonctionne pas :

  • Considérer que la mobilité « n’est pas du ressort de la commune » : pour les habitant·es, elle l’est
  • Porter une demande au canton sans chiffres, sur la seule base de quelques plaintes

Message clé : « La mobilité dépend souvent d’autres échelons. Des données précises donnent du poids à vos demandes. »



🏘️ Priorité 4.  Se loger, et surtout avoir envie de rester

Le chiffre clé : 65,3 % comptent rester dans leur commune ces deux prochaines années. Parmi celles et ceux qui envisagent de partir, le premier motif est le cadre de vie (24,1 %), devant le coût (14,8 %) et la taille du logement (13,9 %).

C’est une nouvelle plutôt encourageante pour les communes : le premier motif de départ relève d’un domaine où elles ont une prise directe. Le logement abordable reste pourtant un sujet majeur en ville (49,4 %), avec de fortes différences selon le canton : de 29,9 % à Fribourg à 52,4 % à Genève.

Ce qui fonctionne :

  • Agir sur le cadre de vie : espaces publics, propreté, services de proximité, lieux de rencontre
  • Comprendre ce que « cadre de vie » veut dire concrètement pour vos habitant·es

Ce qui ne fonctionne pas :

  • Réduire la question du départ au seul prix des loyers, sur lequel la commune a peu de prise

Message clé : « Retenir ses habitant·es passe d’abord par ce qui les entoure. »



🤝 Et un cinquième sujet, que personne ne vient vous dire : l’isolement

 

Le chiffre clé : 30,1 % des Romand·es se sentent isolé·es parfois ou souvent là où ils vivent. Chez les 17-24 ans, c’est 34,5 %, davantage que chez les 65-74 ans (26,0 %).

L’isolement ne touche pas forcément celles et ceux que l’on imagine. Il concerne 40,6 % des personnes qui vivent seules, et il est plus marqué chez les plus jeunes que chez les jeunes retraité·es. Le voisinage suit la même logique : 44,7 % connaissent mal ou pas du tout les gens de leur quartier, et 58,5 % chez les 25-34 ans, près de deux fois plus que chez les 65-74 ans (31,2 %).

Ce besoin ne remonte ni au guichet, ni en séance. Une personne de 20 ans qui se sent seule n’écrit pas à l’administration. Il ne devient visible que si la question est posée.

Message clé : « Certains besoins ne se voient que si vous allez les chercher. »


5. Pourquoi ces besoins ne vous parviennent pas

« Personne ne vient au guichet pour dire avoir trop chaud, avoir peur le soir ou se sentir seul·e. »

Si les habitant·es ont tant à dire, pourquoi les communes l’entendent-elles si peu ? Le baromètre met en lumière trois raisons.

⚖️ Raison 1 : Une confiance en suspens

43,7 % font confiance aux autorités de leur commune pour prendre en compte les besoins de l’ensemble de la population. 20,0 % ne leur font pas confiance. Et entre les deux, 34,5 % ne font ni confiance ni défiance.

Ce tiers n’est pas hostile, il est à distance. Il ne s’est pas encore fait d’avis sur l’action communale. C’est le groupe le plus facile à gagner, à condition d’aller vers lui.

 

✉️ Raison 2 : Une information qui n’atteint pas tout le monde

28 % ne se sentent pas bien informé·es de ce qui se passe dans leur commune. Et les canaux attendus réservent quelques surprises :

  • Le courrier postal ou le journal communal reste le premier canal à tous les âges (63,6 %), y compris chez les 17-34 ans (61,4 %)
  • Le courriel ou le SMS suit (53,1 %), et il est encore plus attendu chez les 65-84 ans (60,0 %)
  • Les jeunes se distinguent par les affiches dans les lieux publics (30,7 %) et les réseaux sociaux (22,0 %)
  • Les rencontres et séances d’information parlent surtout aux 65-84 ans (24,6 %, contre 4,3 % chez les 17-34 ans)

Le numérique complète, il ne remplace pas. L’enjeu est de ne perdre personne en route. Une répondante le résume : « L’information doit venir à la population et non le contraire. »

 

📍 Raison 3 : Signaler un problème : une attente forte, un usage encore rare

Parmi les utilisateur·rices des services numériques communaux, 37,9 % aimeraient pouvoir signaler en ligne un problème dans l’espace public. C’est le deuxième service le plus attendu, juste après les attestations (38,0 %).

Aujourd’hui, pourtant, le site communal sert surtout à chercher une information (37,4 %). Seules 10,9 % des personnes l’utilisent principalement pour faire une démarche. Et 38,7 % n’ont utilisé aucun service numérique de leur commune en un an.

Le détail le plus parlant : parmi les utilisateur·rices, 29 % ne trouvaient pas facilement l’information cherchée, plus de deux fois plus que celles et ceux qui ont rencontré un problème technique (12,9 %). Beaucoup de communes et de cantons investissent actuellement dans leurs guichets numériques, un sujet sur lequel nous accompagnons plusieurs cantons romands. Ce que montrent les données : le principal obstacle n’est pas technique. C’est l’accès à l’information, sa lisibilité, la facilité à trouver la bonne page.

🖥️ Cas business — Guichets numériques et portails citoyens
Une commune refond son site pour y ajouter des démarches en ligne. L’outil fonctionne parfaitement. Mais si l’habitant·e qui veut signaler un lampadaire en panne ne trouve pas le formulaire en quelques secondes, l’investissement ne produit rien. Avant de développer une nouvelle fonctionnalité, tester le parcours avec de vrais habitant·es permet de savoir ce qui bloque vraiment, et d’éviter de financer ce qui ne sera pas utilisé.



6. L’insight qui change tout : une « majorité disponible » attend qu’on lui pose la question

En croisant l’envie de donner son avis, la manière de participer acceptée et le sentiment d’être écouté·e, le baromètre fait apparaître cinq profils d’habitant·es :

  • Les relais (6,0 %) participent déjà régulièrement. Confiance : 67,5 %.
  • Les allié·es (15,2 %) veulent participer et se sentent écouté·es. Confiance : 73,0 %.
  • La majorité disponible (49,3 %) veut participer, mais ne se sent pas écoutée. Confiance : 27,9 %.
  • Les distant·es (24,3 %) n’ont pas envie de participer, sans être opposé·es. Confiance : 51,6 %.
  • Les décroché·es (5,2 %) ne souhaitent participer sous aucune forme. Confiance : 43,3 %.

La moitié des Romand·es veut donc parler et ne se sent pas écoutée. C’est aussi le groupe où la confiance est la plus basse (27,9 %), où l’envie de partir est la plus forte (30,8 %) et où la note de qualité de vie est la plus faible (7,85/10, contre 8,51/10 chez les allié·es). Ces personnes ne sont pas opposées à leur commune. Elles attendent simplement d’être sollicitées.

Un dernier chiffre montre à quel point la manière de poser la question change la réponse. Quand l’envie de participer est mesurée directement, 65 % disent oui. Mais quand « l’information, la participation et le dialogue » figure dans une liste de priorités, parmi la sécurité, le logement ou la mobilité, seuls 10,1 % la choisissent. Noyée parmi d’autres sujets, l’envie de participer disparaît. C’est toute la différence entre une consultation qui mesure vraiment ce que pensent les habitant·es, et une consultation qui passe à côté.




7. Une étude auprès des habitant·es, c’est aussi un outil de décision budgétaire

Interroger sa population envoie déjà un signal d’écoute. À Payerne, 13 % des personnes interrogées ont spontanément remercié la Ville de leur avoir demandé leur avis. Mais pour une commune, l’intérêt principal est ailleurs : décider sur des faits, et investir là où cela compte vraiment.

Quatre exemples tirés de nos mandats récents :

🏛️ Puplinge (GE) : Prioriser les investissements
Une enquête pour identifier les besoins prioritaires des résident·es. Le programme de législature 2025-2030 a été ajusté avant sa présentation, sur les sujets qui comptaient vraiment pour la population : circulation, sécurité, densification, loyers.

💡 Corsier (GE) : Cibler une dépense
42 % des zones sombres citées sur un seul axe. Un budget d’éclairage concentré là où il change quelque chose, plutôt qu’étalé sur tout le village.

🧱 Payerne (VD) : Faire accepter un projet
329 personnes interrogées dans la rue pour choisir le revêtement du futur centre-ville. Le choix final s’est appuyé sur le critère que les habitant·es citaient en premier : l’accessibilité.

📣 Canton de Genève : Communiquer efficacement
400 résident·es consulté·es sur la campagne Plan Climat 2030. Une campagne corrigée avant sa diffusion, pour une petite part de son coût total.

Dans chacun de ces cas, l’étude n’a pas ajouté une ligne de dépense. Elle a évité d’en gaspiller d’autres. Et elle se déploie dans des délais compatibles avec le calendrier communal : six à dix semaines, du premier échange à la restitution. Dans la plupart des communes, l’exécutif peut d’ailleurs engager ce type de démarche dans le cadre de sa propre compétence financière.


5 leviers concrets pour votre commune

  1. Mesurez avant d’arbitrer. Un classement romand ne dit pas ce que pensent vos habitant·es. Sécurité, chaleur, mobilité ou logement : laquelle de ces quatre priorités placeraient-ils en premier chez vous ? Le savoir avant de voter le budget 2027, c’est éviter d’investir au mauvais endroit.
  2. Ciblez vos investissements là où le besoin se situe. Le sentiment d’insécurité a une rue, la chaleur a des quartiers locatifs, la mobilité a des horaires. Des données localisées permettent de concentrer un budget plutôt que de l’étaler.
  3. Posez la question simplement, et à tout le monde. Le court sondage en ligne convient à tous les âges. Complété par le papier ou le téléphone, il touche aussi celles et ceux qui ne viennent jamais en séance, et en particulier les plus jeunes.
  4. Faites en sorte que l’information trouve les habitant·es. Gardez le courrier et le journal communal, ajoutez le courriel et le SMS, affichez là où passent les jeunes. Et avant d’enrichir votre guichet numérique, vérifiez que vos habitant·es trouvent déjà ce qu’ils cherchent.
  5. Allez chercher la majorité disponible, et montrez-lui ce que vous faites de ses réponses. La moitié de vos habitant·es attend d’être sollicitée. Chaque consultation suivie d’un retour visible transforme une attente en confiance.

Téléchargez le baromètre complet gratuitement

Cet article présente les grands enseignements du Baromètre romand des communes 2026. Le rapport complet détaille chaque résultat par âge, par milieu de vie (ville, agglomération, campagne) et par thématique, avec des repères concrets pour chaque priorité.

→ Télécharger le rapport gratuit : Baromètre romand des communes 2026 — Écouter vos habitant·es, gagner leur confiance et mieux décider

Vous souhaitez les chiffres de votre région ? Nous vous envoyons gratuitement le focus de votre région (Vaud, Genève, Valais, Fribourg ou Arc jurassien), comparé à la moyenne romande : qualité de vie, priorités, confiance, sentiment d’être écouté·e, information, chaleur, sécurité le soir. Une demande par courriel suffit : .

Et maintenant, parlons de votre commune

Pour qu’une enquête figure au budget 2027 ou nourrisse votre programme de législature, c’est maintenant qu’il faut en parler. Nous vous proposons un échange de 30 minutes, sans engagement, pour écouter vos enjeux : un projet à faire accepter, un budget à arbitrer, un programme à construire. Vous recevez ensuite une réponse écrite. Si une enquête est utile dans votre situation, nous vous indiquons le format, une estimation du budget et un planning. Si elle ne l’est pas, nous vous le disons aussi.

« J’écoute vos enjeux et je réunis notre équipe pour vous proposer la réponse la plus adaptée, ou vous dire honnêtement si une étude n’est pas utile. »  Julie Suaudeau, Qualinsight

→ Réserver un échange de 30 minutes



Méthodologie

Étude réalisée par Qualinsight sur ses fonds propres, auprès de 1’291 résident·es de Suisse romande âgé·es de 17 à 84 ans. Questionnaire en ligne de 33 questions (8 à 10 minutes), terrain réalisé en juillet 2026. Recrutement via le panel romand Qualinsight, complété par un recrutement ciblé sur les réseaux sociaux (Meta) pour atteindre les profils que les panels captent mal. Échantillon représentatif de la population romande, tous cantons romands en proportion de leur population (Vaud, Genève, Valais, Fribourg, Neuchâtel, Jura, Berne francophone).

Contact : Julie Suaudeau, Responsable relation collectivités —


Qualinsight est un institut d’études de marché et d’opinion basé à Lausanne, actif en Suisse romande depuis plus de 15 ans. Nous réalisons des sondages pour les communes, les cantons, les PME et les organisations publiques romandes, pour décider avec des faits. Données hébergées en Suisse.